Filpac CGT / Papeterie de Tartas

Que de temps perdu…

11 juin 2025

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• Tartas, le 11 juin 2025


Ce conflit qui s’éternise et se cristallise est atypique. Pour garder un semblant de dignité, le COMU adopte des méthodes jamais vues à Tartas. Pas sûr que cela serve cette cause, et encore moins l’intérêt général…

Premièrement : aucune suite donnée pendant 5 jours au tract du 4 Juin annonçant le début du conflit avec la liste des revendications. La direction a décidé que le conflit serait long…

Deuxièmement : il a fallu que les grévistes provoquent une réunion après 5 jours de grève pour enfin être reçus. Les échanges n’ont pas permis d’obtenir ni concession ni engagement, la direction nous a écouté et a conclu par : « demain est un autre jour… ».

Troisièmement : un mail du syndicat envoyé à la direction pour annoncer la tenue d’une AG à 11h00 au garage le lendemain et l’invitant à nous communiquer des informations à partager a donné lieu à une réponse laconique : « Je prends bonne note de votre message. »

Quatrièmement : lors de l’AG annoncée le 11 Juin à 11h00 au garage, la direction est arrivée flanquée d’une quarantaine de non-grévistes, pour renouveler exactement les mêmes éléments de langage que ceux employés depuis des semaines. Une réunion riche d’échanges venant de toutes les composantes de l’assemblée a permis de mettre en lumière la réalité des problèmes vécus au quotidien par les salariés. Certains, peu coutumiers de ce type d’exercice, ont pu constater l’absence d’ouverture de la direction sur les revendications formulées. Nous l’avons chalengé sur la revendication n°1 (le septième factionnaire) et sur la n°5 (annulation sanction S. Sauboua). Ce sont ces points en particulier qui font consensus dans l’assemblée.

La CGT considère que M. Kayser a démontré son incapacité à saisir les perches qui lui sont tendues. Manifestement très mal conseillé, il refuse de concéder quoi que ce soit de concret sous la pression de la grève.
Après le casse-croûte de midi, l’assemblée générale s’est à nouveau réunie et après quelques échanges stériles, a voté par 82 voix pour et 40 contre la poursuite du mouvement de grève.

Chaque fois que la direction a cherché à diviser les salariés, à affaiblir la CGT, et à miser sur le pourrissement des conflits, elle a provoqué une régression de sa propre légitimité et entaché durablement le dialogue social. Toute la confiance et le dialogue construits pendant 4 ans avec M. Busnot sont perdus, comment allons-nous pouvoir retravailler ensemble ?
Les grévistes attendent (au moins) un engagement concret et immédiat (sur 8) pour sortir de ce conflit préjudiciable à tous points de vue.

Rendez-vous demain dès 8h00 sur le piquet de grève, nombreux et déterminés. Nouvelle AG jeudi 12 à 11h00, demain est un autre jour…