SILPAC CGT de Rouen, du Havre et de leur région

Lettre ouverte aux lâches qui s’attaquent physiquement aux journalistes de Paris-Normandie

8 décembre 2018

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Après avoir proféré des propos antisémites envers une journaliste, un autre a été blessé au visage, sachant qu’il lui restera les stigmates de votre violence dans sa chaire, mais pas que ! Car cette violence là, est totalement gratuite et n’est pas une réponse à la violence de nos conditions de vie, ni à la violence d’un gouvernement ultra-libéral.

Le tous pourris est inacceptable. La liberté de la presse est un bien inaliénable, le pluralisme des idées, est le socle d’une démocratie qui se respecte. La presse écrite, d’autant plus en région appartient à tous, d’abord aux lecteurs, à ceux qui y passent : vous, eux, nous, les associations, les artistes, et oui, à tous les acteurs de la vie politiques, sociales et économiques, ainsi qu’aux salariés qui la font sans avoir à risquer en France de se faire « insulter » et ou « défoncer » !

Paris-Normandie et ses éditons est un journal « républicain », ouvert à tous, sur un territoire. « Ouvert à tous », ça veut dire qu’il y a la place pour y paraitre dans le souci premier des journalistes d’informer. Certes, les articles ne font pas forcément consensus et c’est tant mieux ! Ils peuvent aussi bousculer certains, ainsi que d’autres selon les sujets traités et les sensibilités.

Nombreux sont les syndicats de la C.G.T. à faire des bonds à la lecture de certains papiers. Mais par ailleurs, leur activité est aussi couverte et a droit de citer dans les colonnes du journal. Paris-Normandie n’est pas un journal d’extrême gauche, ni d’extrême droite n’en déplaise à l’antisémite qui à insulté notre collègue.

Pour votre information, la C.G.T. dans l’entreprise représente des catégories professionnelles, qui ne peuvent changer une virgule dans un article de journaliste. La C.G.T. par contre veille dans une certaine mesure à l’indépendance du titre. Elle a combattu par deux fois la reprise du titre par un groupe de presse belge, qui se moque du territoire, seul compte pour lui son besoin d’expansion financière. Il s’en est exprimé aussi dans la presse, tout en assumant les économies d’échelles dans le cas de reprise.

Le pluralisme de la presse, vous, nous permet de trouver pléthores de titres dans les kiosques, la presse quotidienne régionale, les hebdomadaires régionaux, le journal l’Humanité fondé par Jean-JAURES, Le Figaro, la Croix, Les Echos quelques uns des principaux journaux d’opinion, et toute la presse magazine politique et syndicale, La Nouvelle Vie Ouvrière, l’Humanité Hebdo…

Personne ne doit dicter par la force un article de journaliste. Lisez selon vos idées, lisez vos adversaires si vous le souhaitez, c’est toujours enrichissant quant on souhaite les combattre…

A ceux qui ont agressés les journalistes de Paris-Normandie, vous êtes abonné à quel quotidien ? Vous lisez quoi ?

Nous, salariés de la presse écrite, nous salariés syndiqués à la C.G.T., sommes solidaires des journalistes de Paris-Normandie et nous vous demandons du respect, de la bienveillance à leur égard, ils ne font que leur travail.