Filpac-Cgt SEYFERT FOREZ

Le harcèlement et les menaces,
ÇA SUFFIT !

15 octobre 2018

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Depuis le début de l’année 2018, les salariés de Seyfert Forez sont confrontés à de nouvelles formes de management mêlant à la fois amateurisme, violences verbales et mépris des personnes et qui sont génératrices de problèmes graves avec des conséquences sur la santé physique et mentale de chacun.

Réorganisation permanente, surcharge ou sous-charge de travail, compétition entre les salariés, entretiens individuels mêlant intimidations et menaces… Ces phénomènes, en augmentation constante, portent un nom : risques organisationnels à effet psychosociaux. Ils provoquent l’absentéisme, la peur, un sentiment de malaise, une usure physique et psychique prématurée et un climat délétère dans l’entreprise.

Le harcèlement, la brutalité, les manipulations mentales, infantiles ou sectaires, se développent et les salariés craquent, quelle que soit leur situation ou position hiérarchique.

Tout le monde peut en être victime ou témoin de tels agissements et chacun a le droit et le devoir d’agir. Il est donc important de ne pas rester seul face à ces violences mais d’en parler avec quelqu’un : médecin du travail, inspecteur du travail, élus du personnel, syndicat, collègues…

Parfois, certains salariés confrontés à une menace ou du chantage pensent se protéger en se résignant. Mais à la CGT, nous sommes convaincus que défendre ses conditions de travail, son métier et son professionnalisme – sans pour autant refuser les évolutions technologiques mais plutôt en y étant intimement associé – est profitable à tous.

Face à des salariés en souffrance, le plus souvent la direction se dédouane en décidant que les salariés sont des « êtres fragiles », qu’ils ont des « problèmes personnels », qu’ils « ne savent pas s’organiser » et qu’ils ne sont « pas assez réceptifs aux nécessaires adaptations » décidées en haut… Surtout, quand c’est l’organisation du travail imposée par la direction qui est en cause ! Pourtant, l’entreprise est d’autant plus responsable de ce genre de situation puisque « l’employeur a une obligation de résultats en matière de santé physique et mentale des salariés« .

La CGT sait par expérience que les risques psychosociaux ne surviennent pas par hasard mais qu’ils s’inscrivent dans un contexte économique et organisationnel bien défini. Ils sont souvent, pour ne pas dire toujours, la résultante d’économies faites sur le dos des salariés, de leurs emplois et de leurs conditions de travail.

Le syndicat CGT SEYFERT FOREZ constate malheureusement que tous ces éléments sont réunis depuis l’arrivée de M. ORTEGA et qu’ils mettent en péril la santé physique et mentale des salariés de Feurs ainsi que la pérennité du site. En effet, celui-ci organise discrètement un plan social déguisé sans aucune consultation des salariés, et encore moins des instances représentatives du personnel, en supprimant des postes par une série de manipulations mentales ayant pour seul objectif de pousser certains salariés vers la sortie. Cette opération de licenciements déguisés s’organise à marche forcée sans aucune considération pour les victimes et surtout sans aucune reconnaissance pour le travail accompli depuis de nombreuses années. A ce jour c’est déjà une dizaine de salariés qui nous ont quitté dans des circonstances plus que douteuses, mais sa soif de casser de l’emploi n’est pas étanchée, d’autres sont déjà annoncés.

Comment maintenir une usine compétitive et productive si la direction n’investit pas dans l’humain et laisse partir les compétences acquises….

Nous informons une nouvelle fois l’inspecteur du travail de la situation dans notre entreprise et formulons une demande auprès des membres du CHSCT afin de mandater un cabinet indépendant afin d’effectuer une expertise sur ce sujet.

Enfin, nous lançons un message d’alerte à notre direction générale afin qu’elle fasse cesser ces pratiques méprisables. Dans le cas contraire, nous serons dans l’obligation d’utiliser des moyens « moins conventionnels » et plus conforment aux attaques subies. Ainsi nous serons à armes égales et nous rendrons coups pour coups.

La santé des salariés est une priorité,
l’humain avant tout.