Filpac CGT / Syndicat CGT Papeteries de Condat
Le choix de la responsabilité
5 janvier 2026
• Le Lardin-Saint-Lazare, le 31 décembre 2025
En soutenant le projet de reprise de Condat porté par Finesta, la Filpac CGT a fait primer une exigence simple : sauver l’emploi et maintenir l’activité industrielle. Ce choix n’enterre en rien l’ambition du projet de SCIC porté par l’association Condat Papers et initié par la Filpac CGT. Il la prolonge autrement.
Finesta s’est engagé à reprendre l’intégralité des salariés de Condat et à garantir la présence de représentants de l’association lors de chaque CSE, afin qu’ils disposent d’un regard permanent sur la gestion de l’entreprise.
« Tout ça pour ça », ricaneront les professionnels du verbe creux. Mais la réalité est têtue. Le projet de SCIC a imposé le sérieux de la Filpac CGT et forcé les autres candidats à la reprise à sortir de l’à-peu-près pour rester audibles devant le tribunal de commerce de Bordeaux. Sans cette irruption de la Filpac CGT, Condat était promise à la fermeture sèche ou à une survie de pacotille, avec une activité amputée et des salariés jetés sur le carreau.
Il faut arrêter de se raconter des histoires. Dans ce pays, l’industrie n’est plus une priorité : elle est une variable d’ajustement. Les camarades de Brandt l’ont appris à leurs dépens. Leur projet de SCOP, pourtant soutenu par l’État et les collectivités, a été froidement exécuté par les banques. Croire que la SCIC de Condat aurait été épargnée par cette logique relève de la naïveté, voire de l’irresponsabilité. La finance ne croit qu’au rendement immédiat, pas aux territoires ni aux emplois.
La Filpac CGT, elle, ne propose pas des chimères. Elle fait ce que trop peu osent encore faire : se battre là où ça compte, aux côtés des salariés, contre les logiques de liquidation. Pour l’emploi, pour l’activité, pour l’industrie. Et tant pis si cela dérange les commentateurs de salon. •


