Filpac CGT / Cellulose du Pin Facture

La double peine qui enflamme les salariés…

29 juillet 2026

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• Facture, le 29 juillet 2026


Malgré les discours des politiques nationaux, la politique d’entreprise prônant l’Homme au Centre, toute une région façonnée pour l’activité économique autour du pin maritime avec les risques que cela comporte, au bénéfice entre-autre de notre société, ce sera le strict minimum pour les salariés de la Cellulose du Pin.

Le mot d’ordre : Si vous voulez garder votre salaire à 100%, tapez dans vos congés ! Autrement, c’est chômage partiel !

Maintien des salaires au-delà de la loi ? Non! Télétravail ? Non! Maintien des primes d’astreintes planifiées? Non !…
La loi et uniquement la loi…

Seule solution donnée : faire remonter au niveau des ministères le besoin de mieux couvrir les rémunérations.

Et la loi c’est quoi ? C’est 60% du brut soit 72% du Net et pas plus.

Toujours ce même discours alarmiste pour justifier l’impossibilité de faire mieux : Nous avons vécu plein de difficultés depuis le début de l’année : Vidange rapide de la chaudière, arrêt du clarif, ATUS de 3 semaines, l’éco vertical de la chaudière percé, le caisson toujours de la chaudière endommagé, l’incendie au parc PCR et au parc à bois avec la perte de la grue…. Et maintenant cet arrêt forcé qui nous coûte 500 000 euros par jour d’arrêt.

Résultat : on est juste en positif de quelques dizaines de milliers d’euros.

ET CE, DEPUIS JANVIER ! Ça veut dire que quand on va relancer l’usine, les euros vont couler à flot ! Elle est où cette conjoncture soi-disant néfaste ? Malgré cette marche chaotique, on est encore en positif. Et si on regarde sur 3 ou 4 ans, on très largement excédentaire !

Sans prendre en compte que depuis maintenant plusieurs années, nos gouvernements successifs sont au chevet des grands acteurs économiques. Pourquoi cela ne serait pas le cas aujourd’hui ? Rappelez-vous le COVID… Catastrophe humaine mais grande victoire pour les gros patrons qui ont vu les bénéfices de leur groupe augmenter considérablement. On va devoir se serrer la ceinture quand eux, dans 1 ou 2 ans, pourront constater que l’affaire aura été plus juteuse… La preuve : Avant 2020, les salariés étaient indemnisés à hauteur de 70% et l’employeur devait prendre à sa charge la différence entre cette indemnité et 70% du smic, la valeur fixe correspondant à la participation de l’état. Aujourd’hui, le salarié ne reçoit plus que 60% de son brut quand l’employeur est plus aidé. Si l’entreprise réalisait le même effort financier qu’en 2019, avec les aides actuelles, elle arriverait à couvrir 96% du net!  Et on ne parle pas de la période COVID où ça ne coûtait rien à l’employeur !

Une fois de plus, les paroles ne correspondent pas aux actes.

Bien sûr que nous faisons remonter au niveau national le besoin de mieux prendre en compte les salaires du personnel impacté, bien-sûr que nous voulons que l’impact pour notre entreprise soit le plus faible possible, mais en échange, notre groupe, notre entreprise doit assumer sa politique et sa position de grand bénéficiaire de l’exploitation de ce massif à haut potentiel d’inflammation et à minima, prendre à sa charge le complément de salaire de ses salariés, de ses fameux Collaborateurs, afin qu’en plus de subir cette situation catastrophique, ils ne soient pas affecté financièrement.

Il faut également penser aux petits commerces de notre région, lourdement impactés, que l’on ne pourra pas aider si nos salaires sont amputés.

Le personnel Smurfit Westrock Cellulose du Pin a toujours répondu présent dans les coups durs ! La preuve en est le mois dernier avec l’incendie sur notre site ! Avons-nous demandé une prime? une médaille? Non! Certains d’entre nous, avons dépassé le quota d’heures, sommes revenus à la demande de la direction pour épauler les pompiers sur site sans compter les heures, sans demander leurs paiement !

Enfin pour rappel, les congés payés que nous cotisons sont faits pour se reposer et non pour compenser une perte de salaire!

Nous demandons à ce que nos salaires soient maintenus en intégralité !

Sans cette condition, l’usine ne redémarra pas quand les autorités donneront le feu vert ! •