CGT Ouestmédias.com / La Crieuse n°26

8 mars 2026, Journée internationale de lutte pour les droits de la femme / Sans les femmes, tout s’arrête

10 mars 2026

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• Rennes, le 8 mars 2026


Une journée de grève féministe de toutes et tous pour :
– Revendiquer et gagner l’égalité réelle au travail et dans la vie ;
– Lutter contre les idées d’extrême droite sexistes et patriarcales ;
– Rappeler que, chaque jour, trois femmes sont victimes de violences et que cela ne cesse d’augmenter chaque année, selon les chiffres du ministère de l’intérieur :
84% des victimes de violences sexistes et sexuelles sont des femmes
73% d’entre elles ont entre 20 et 45 ans
85% des personnes mises en cause sont des hommes

Le sujet est médiatisé à travers des faits divers dramatiques. Et que penser du dérapage de Brigitte Macron en forme d’aveu, le 7 décembre, traitant de« sales connes » les féministes de « Nous Toutes », pour leur action militante menée la veille dans une salle de concert contre un humoriste poursuivi pour viol, avant d’avoir bénéficié d’un non-lieu.

Le sujet est médiatisé à travers des faits divers dramatiques. Et que penser du dérapage de Brigitte Macron en forme d’aveu, le 7 décembre, traitant de« sales connes» les féministes de« Nous Toutes», pour leur action militante menée la veille dans une salle de concert contre un humoriste poursuivi pour viol, avant d’avoir bénéficié d’un non-lieu.

L’urgence est tout aussi criante dans le milieu professionnel. Dix viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail. (9%). 30% de salariées y ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement et 70% des victimes déclarent ne jamais en avoir parlé à leur employeur.

Une pénibilité non reconnue Les biais sexistes qui pénalisent le travail des femmes vont même jusqu’à invisibiliser la pénibilité et les maladies professionnelles qu’elles subissent au travail. Quand on pense pénibilité au travail, on imagine aussitôt les marteaux piqueurs, du bitume brûlant, des grosses machines bruyantes au rythme effréné. Une vision très masculine des conditions de pénibilité au travail. Dans les métiers du lien et du soin, les souffrances physiques et psychiques ne sont pas prises en compte. La pénibilité des métiers dits « féminisés » reste encore aujourd’hui un impensé dans la société. Elles sont pourtant confrontées à une multitude de facteurs de pénibilité :
– bruit, notamment dans les crèches et à l’école avec des classes qui peuvent dépasser les 30 élèves ;
– port de charge lourde, comme les infirmières et les aides-soignantes déplaçant leurs patient-es – les gestes répétitifs : dans le secteur du commerce où les caissières déplacent des tonnes de marchandises à la fin de leur journée créant des troubles musculo-squelettiques
– les postures pénibles, dans le secteur de la santé où infirmières et aides-soignantes doivent déplacer les patients.

À l’heure du financement d’un porte-avions de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement, nous refusons de nous taire. Les inégalités salariales, en moyenne¼ inférieurs à celui des hommes, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraite déjà à 40% inférieures à celles des hommes toujours plus faibles précarisent les conditions de vie des femmes. Elles représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéf iciaires des banques alimentaires.

LES FEMMES TRAVAILLENT MAIS À QUEL PRIX?
Les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes / 95% des congés parentaux sont pris par des femmes  / 70% 0 des travailleurs pauvres sont des femmes / les femmes ont une retraite inférieure en moyenne de 40% par rapport aux hommes / 63% des postes non qualités sont occupés par des femmes / Seulement 47% des femmes immigrées ont un emploi / 87% des femmes trans sont discriminées à l’embauche  / L’écart de revenu du travail entre les hommes et les femmes est de 30% (en incluant les personnes qui ne sont pas en emploi)…

Le combat est de chaque instant contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite. Comment participer ?
– en se rapprochant des comités de ta ville
– en s’informant et participant à des actions et des campagnes de sensibilisation
– en faisant des dons aux associations féministes – ou encore en diffusant ce tract

Le 8 mars c’est tous les jours !