EstMédia-CGT

Sécurité : quelles mesures face à l’urgence ?

30 novembre 2020

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Situation économique  des entreprises de l’UES

Fait notable de ce mois d’octobre, le résultat d’exploitation en positif. Preuve, s’il en était, que les efforts consentis par les salariés se retrouvent dans les performances de nos entreprises.

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Le deuxième confinement est venu couper la reprise de ce mois d’octobre.

Diffusion ER et VM

La tendance OJD est en amélioration. Nos lecteurs continuent à nous faire confiance. La direction générale note aussi une vraie dynamique des « forces de ventes »

WEB

L’impact de la crise se répercute aussi sur le digital, côté publicité. En revanche, les abonnements digitaux sont en progression, surtout à Vosges Matin.

Le taux de conversion des offres à 1 € sur des offres classiques est égal au mois dernier, ce que la direction estime satisfaisant.

Sécurité

Les organes de presse étant considérés comme des secteurs sensibles et d’importance vitale, ils rentrent de fait dans le cadre du plan Vigipirate actuellement à son niveau maximum. Les élus CGT ont fait part à la direction des nombreux manquements

dans ce domaine qui lui incombe : sécurisation des sites (siège et agences), prévention et identification des personnes circulant au sein de l’entreprise… Le responsable sécurité invité au CSE a semblé découvrir tous ces (ses) aspects de sécurité ! Une nouvelle fois, les élus de l’EstMédia-CGT remarquent que la direction générale ignore ces prérogatives. Les menaces pesant sur nos entreprises n’étant pas uniquement informatiques.

Même si les titres Ebra sont protégés par les systèmes développés par Euro Information découlant des protections des données bancaires, la vigilance de tous reste de mise.

Ouest-France et Paris Normandie viennent de faire les frais de cyber attaques qui ont mis à mal l’ensemble de la production de ces titres.

Environnement
Suite aux dernières décisions gouvernementales sur le taux de fibres recyclées dans le papier journal, les élus de l’EstMedia CGT ont interpellé la direction concernant leur attachement à utiliser du papier venant de la papeterie Norske Skog située à Golbey. Sans oublier la situation de la papeterie de Chapelle d’Arblay. La direction leur a indiqué qu’il était important de conserver le lien avec ce papetier local qui mettait tout en œuvre pour se plier aux nouvelles normes environnementales. Elle est intervenue via le groupe EBRA auprès de l’Alliance pour demander au gouvernement d’accorder un délai au papetier afin qu’il se mette en conformité.

Pour les élus CGT, il serait aberrant d’imprimer nos journaux sur du papier venant en camion hors de nos frontières nationales.

Souhaitons que l’ensemble des éditeurs et imprimeurs français entre dans cette démarche afin de soutenir le papier « made in France ».

Mise en place du pôle assistantes Aire-Urbaine

Depuis un an, les pages PIC (Pour Sortir, Info Services et Cinéma) de la Franche-Comté sont coulées par les assistantes de Belfort-Montbéliard. Avec la suppression de l’antenne CRC de Belfort, deux employées se retrouvaient sur la touche. La création de ce pôle qui aurait en partie pour mission de couler les pages PIC de l’Est Républicain et de Vosges Matin est censé y remédier. Mais de fait, cela va supprimer ce travail aux employées l’assurant actuellement. Les élus ont demandé quelles nouvelles missions seraient confiées aux assistantes des autres agences qui se voient supprimer cette fonction. Pour Christophe Mahieu, le travail de collecte des informations pour les pages Sortir et la Base Info Services doit en partie combler ce manque.

Sébastien Georges évoque quant à lui des pistes de développement des missions liées au Digital First. « Tout cela est en cours de réflexion », avance la direction générale qui n’a, encore une fois, pas anticipé ce projet. Les élus du CSE ont exigé une réflexion globale sur les missions des assistantes de rédaction, une organisation de travail digne de ce nom et des formations pour y parvenir.

Avis des élus du CSE sur la mise en place du pôle assistante sur l’aire urbaine (Belfort-Montbéliard)

 « Les élus du CSE ne sont pas opposés à la constitution d’une équipe d’assistantes « PIC » sur l’Aire Urbaine Belfort-Montbéliard. Cependant, les élus demandent à la direction que ce projet s’inscrive dans la réflexion globale sur les missions des assistantes de rédaction de l’UES. Les élus demandent donc à la direction de mettre en place une organisation de travail et les formations nécessaires pour y parvenir.
Enfin, les élus rappellent aussi à la direction que la GPEC n’est pas en option.
Un point d’étape sera fait au CSE du 28 janvier 2021. »

Augmentation du prix facial de Vosges Matin

Contrairement à L’Est Républicain, le tarif facial de Vosges Matin n’avait pas augmenté depuis 2016. Ce sera chose faite début 2021 où les tarifs vont être calqués sur ceux de l’ER.

CSE extraordinaire Covid : réouverture des agences et des accueils

Lors du CSE extraordinaire de ce vendredi consacré à la crise sanitaire, Christophe Mahieu projette de rouvrir les agences milieu de semaine. Les commerces non essentiels étant de nouveau ouverts, la direction ne pouvait qu’aller dans le sens de ce que demandaient les élus de l’Est Media depuis plusieurs semaines.

Cela ne signifie pas pour autant la fin totale du chômage partiel à la rédaction. « Il va être en partie levé mais il faut rester prudent et bien se caler avec l’actualité ». Le directeur général laissant à l’encadrement la possibilité de laisser poursuivre des périodes de chômage partiel si besoin. Les élus de l’Est Media seront très attentifs sur les nouveaux plannings transmis par les chefs aux équipes, que ce soit pour les employés d’agence ou pour les journalistes. Il n’est pas question de laisser la direction profiter de la situation au détriment de la santé mentale et physique du personnel.

Les élus ont une nouvelle fois fait part de dysfonctionnements et d’aberrations dans les organisations de travail. Une surcharge de travail pour certains alors que d’autres sont en chômage partiel devient trop souvent la norme ces dernières semaines. « Si des cadres trouvent que la situation n’est pas tenable, ils doivent alerter la rédaction en chef qui avisera au cas par cas… ». La hiérarchie intermédiaire ne faisant qu’appliquer des demandes imposées par les N+1 appréciera. La direction générale, une fois de plus, nie l’évidence. Elle ne différencie pas travail prescrit et travail réel, refuse d’admettre que des gens sont en souffrance au travail et ne prend pas en compte la réalité du terrain.