EstMédia-CGT

Réunion CSE du 25 mars 2021
« Demander des choses impossibles aux salariés ne mène nulle part »

29 mars 2021

Partagez :
Partager sur Facebook
Partager sur Twitter

Publicité

Février est traditionnellement un mois faible, même hors pandémie. « La publicité nationale se tient bien ainsi que les PA, qui tirent leur épingle du jeu avec les avis de décès. Mais nous restons malgré tout sur une tendance basse », explique Christophe Mahieu.

L’annonce du jour vient de François Berthelot, invité spécial. A partir du 31 mars la publication des petites annonces n’aura plus lieu que les mardis, samedis et dimanches.

 

Diffusion ER et VM

La diffusion est en baisse, surtout pour la vente au numéro. Cela reste néanmoins nuancé et n’affecte pas trop le résultat au cumul.

A fin février, la diffusion affiche un bon score à
– 0,78 %.  Cela prouve une nouvelle fois que le dynamisme des salariés des ventes est payant et que le contenu satisfait les lecteurs qui nous restent fidèles.

Le 31 mars marque le retour des deux cahiers avec une pagination de 48 ou 52 pages. Cette décision a été prise afin de respecter les préconisations des groupes de travail « KBA » concernant le futur journal.

Web

La consultation des sites est toujours en hausse, de même que les abonnements. Une hausse de la publicité sur Vosges Matin est à souligner.

Le retour à l’équilibre budgétaire pour 2021 reste le credo de la direction générale. Aucune action engagée en 2021 ne devra entacher cette vision économique.

Pour les élus de l’EstMédia-CGT, cette vision comptable ne doit pas se faire au détriment des salariés. 

Plan d’action QVT

 

Suite à la présentation le mois dernier du diagnostic sur les risques psychosociaux par le cabinet AlterAlliance, Christophe Mahieu a dévoilé son plan de bataille pour y remédier. Pour lutter contre la surcharge de travail, les contraintes de rythme et le risque d’épuisement professionnel, la réalisation des entretiens professionnels arrive en tête de peloton. Suivi d’un cheveu par le manager de proximité dont le rôle sera de réguler la charge de travail, de la répartir équitablement et d’avoir un rôle de RH de 1er niveau. Ajouter à cela une gestion annualisée des congés, un parcours d’intégration pour les nouveaux arrivants, des visites régulières de la direction dans les agences et services pour expliquer la stratégie de l’entreprise, l’amélioration de la communication et une négociation groupe sur le télétravail à la fin de la crise sanitaire et vous obtenez (enfin), pour la direction, le profil parfait de l’employé heureux.

Pour les élus, cela semble bien insuffisant au regard des analyses faites par AlterAlliance. Rien de plus ne sortira du portefeuille de la direction car « ce plan d’actions » n’aura ni moyens humains ni financiers pour se mettre en œuvre. Petite suggestion des élus de l’EstMedia-CGT qui ne coûte rien : anticiper ! Si les demandes émanant de la hiérarchie étaient connues plus tôt cela éviterait déjà du stress et de la surcharge au sein des équipes. « A l’impossible nul n’est tenu », a stipulé à plusieurs reprises Christophe Mahieu… sauf pour le retour à l’équilibre de nos titres où il a martelé « que cela est notre priorité ».  Pour les élus de l’EstMedia-CGT, le pouvoir de dire « non » est possible pour tous, du simple salarié au manager. Si la charge de travail demandée n’est pas compatible avec les moyens humains en présence aucune sanction ou discrimination ne pourrait être retenue contre eux.  « Demander des choses impossibles aux salariés ne mène nulle part », a d’ailleurs concédé Christophe Mahieu.

La date fatidique du 31 mars

Les élus de l’Est Media ont bien compris que cette date butoir pour le commencement de la bascule rédactionnelle allait encore générer stress et surcharge de travail. A l’heure où nous envoyons ce tract, bien peu de salariés de la rédaction connaissent les tenants et les aboutissants du futur contrat éditorial. Si ce n’est la concentration et l’empilement de communes dans des pages intercommunales. Un choix politique et non journalistique fait par la direction. A noter aussi le retour des temps forts en pages départementales à l’heure où les agendas sont vides et où les équipes doivent déjà se démener pour remplir les pages locales. A J-4 rien n’a été communiqué à la base. Anticiper ?

Règlement intérieur

Le règlement intérieur de l’UES a été complètement revu par la direction. Qui a la surprise générale a ajouté deux annexes : la première intitulée « recueil de déontologie du groupe EBRA » et la seconde « manuel de lutte contre la corruption du groupe EBRA ». Deux annexes complètement inadaptées à nos métiers, souvent redondantes avec le règlement intérieur, à la limite du droit sur certains aspects… la liste est longue. Les journalistes sont déjà cadrés par une charte de déontologie et

la charte de Munich. Les autres salariés de l’UES doivent se référer au règlement intérieur.

L’EstMédia-CGT juge absurde le rajout de ces strates groupe qui pour eux, peuvent repartir directement chez leur expéditeur : le Crédit Mutuel. Les élus n’excluent pas de se rapprocher d’autres instances pour contrer la direction dans sa volonté d’imposer ces feuillets sans intérêt.

Sécurité du site et des agences

Laurent Panis, responsable bâtiments et nouveau venu dans la sphère ERV, est venu expliquer aux élus qu’une solution interne avec Euro Information était à l’étude pour sécuriser les portes d’entrée. Une solution tellement longue à émerger que la direction a demandé une étude à une entreprise extérieure. Un test sera fait à l’agence de Remiremont et déployé aux agences non sécurisées. Malheureusement pour Pont-à-Mousson, la porte en verre doit être remplacée afin d’être équipée. Le budget 2021 des travaux étant bloqué le remplacement ne pourra intervenir avant 2022.

Mais pour la sécurité des salariés, l’équilibre budgétaire passe avant tout.

Dernière minute !

Livraison du journal le Monde par notre réseau de portage.

Depuis le 15 mars notre réseau de portage est mis à contribution pour livrer le journal le Monde. La direction, dans le plus grand secret, a choisi la voie de la sous-traitance pour la confection des paquets. La réaction des salariés de l’expédition ne s’est pas fait attendre. Ce travail de confection doit rester la prérogative des salariés du site. Ils ont prouvé depuis toujours que leurs compétences alliées avec celles du service des ventes permettaient la livraison quotidienne de nos journaux.

Rappelons que l’implication et la communication font partie des préconisations du cabinet AlterAlliance pour favoriser la qualité de vie au travail.