EstMédia-CGT

Réunion CE du 27 septembre 2018
A fleur de peau

28 septembre 2018

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D’entrée de jeu, les élus du Comité d’entreprise sont mis au parfum. Christophe Mahieu ne pourra pas tenir la réunion jusqu’au bout, (autres) obligations professionnelles obligent. Il informe les élus qu’il doit les quitter à 16 h. Sans doute une chance pour lui. Car apparemment, quelques points à l’ordre du jour et quelques élus autour de la table, le mettent à fleur de peau.

Acte 1 : les chiffres qui parlent

Contrairement aux explications de Christophe Mahieu, les élus de l’EstMedia CGT ont une tout autre interprétation des chiffres cumulés à fin août. Pour eux, les efforts consentis par la rédaction et la publicité sur le web ne représentent qu’environ 4 % du chiffre d’affaires global. Même si pour l’EstMedia CGT, le développement numérique est nécessaire, il n’est pas encore à la hauteur des espérances de la direction. Le print reste le principal support créateur de richesses qui fait vivre tous les salariés de nos entreprises. D’ailleurs Christophe Mahieu reconnaît « qu’il doit être défendu ». Alors pourquoi le mettre en danger en concentrant toutes les énergies sur le numérique et les réseaux sociaux, d’ailleurs fortement décriés actuellement ?

Acte 2.le tract qui fâche

Christophe Mahieu, pressé d’en finir (…), bouscule l’ordre du jour et aborde le point qui lui tient à cœur. Courroucé par le dernier tract de l’EstMedia CGT sur le projet numérique dans les rédactions, il explique aux élus : « j’ai été contraint de suspendre les visites que nous avions prévues dans les agences pour expliquer le projet et lever certaines ambiguïtés. Imaginez qu’il y a des journalistes qui croient qu’ils vont travailler de 6 h à minuit. C’est absurde », souligne le directeur général. « En plus, il y a des salariés qui vont en formation sans savoir pourquoi ils y vont. Ils ne savent pas non plus où se situer dans le projet de transformation numérique. On aimerait simplement pouvoir faire notre travail d’information sans avoir à se justifier auprès des instances représentatives du personnel », poursuit Christophe Mahieu, qui a soudain du mal à se maîtriser. Pour leur part, les élus de l’EstMedia considèrent qu’aucune négociation constructive sur les organisations et conditions de travail dans le cadre du digital first n’a encore été abordée avec la direction.

Acte 3 : sauvé par le gong

Les choses sont dites. Juste avant son départ, Christophe Mahieu semble plus détendu. Devant les demandes répétées des élus de l’EstMedia pour des embauches au sein des rédactions, le directeur général répond : « des embauches sont dans les tuyaux, mais il faut les faire aux bons endroits, avec le bon profil dans le cadre de moyens modernes d’une organisation ». Et d’ajouter : « Malgré tout, les effectifs à terme seront en baisse, mais cela concerna plus L’Est Républicain que Vosges Matin, mais moins que chez nos voisins ».

Deux phrases alambiquées qui ne rassurent pas les élus.

Divers

Recapitalisation. – « Le Crédit Mutuel a la volonté de soutenir les journaux en améliorant les capitaux propres et les ratios d’endettement », explique Christophe Mahieu. C’est pourquoi, les actionnaires sont actuellement sollicités pour vendre leurs titres. Dans le cas où ils souhaiteraient les conserver, ceux-ci n’auraient plus qu’une valeur symbolique, mais leur permettraient de souscrire de nouvelles actions en priorité. Pour le moment, aucun prix ne semble fixé. Un conseil d’administration suivi d’une assemblée générale validera cette opération d’ici la fin de l’année.

Livre sur la Place.– Un gros effort a été fait par tous les salariés du service des ventes et de la rédaction, ce qui a permis, d’après le directeur général « de retrouver notre rang ». Christophe Mahieu est vraiment apaisé…