EstMédia-CGT

Nouvelle roto :

Pari gagnant de l’EstMédia

1 décembre 2018

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Les chiffres

LER : les chiffres sont en baisse tant en diffusion qu’en publicité. Pour autant, les chiffres d’affaires web progressent. Hélas dans le même temps, ceux du papier chutent plus vite que n’augmentent ceux du web. Les élus de L’EstMédia CGT pensent que la politique commerciale est relativement inadaptée et qu’évidemment, comme ils le demandent régulièrement, le nombre de commerciaux mériterait d’être revu à la hausse. A bon entendeur.

VOM : en octobre, les chiffres de publicité progressent comparés à ceux de l’an passé. Comme quoi, quand le nombre de commerciaux est au rendez-vous, l’effet sur les chiffres peut être positif. La diffusion souffre quant à elle fortement, notamment au niveau de la vente au numéro. Côté web, les chiffres sont toujours en progression mais difficile de dire si les pertes papier se reportent sur le web.

Web : le chiffre d’affaires pub est en hausse de 34 % et la diffusion est en hausse de 13 %, ce qui représente 2,8 millions à fin octobre pour l’Est Républicain. A Vosges Matin, le chiffre d’affaires a doublé pour atteindre 600 000 euros à fin octobre.

Outil industriel

Depuis longtemps, L’EstMedia CGT revendique un nouvel outil industriel. Le bien-fondé d’un tel investissement repose sur :

  • un outil moderne permettant le tout quadri et de développer de nouveaux produits ;
  • un outil moderne permettant une souplesse au niveau rédactionnel, publicitaire et en termes de distribution ;
  • un outil moderne pour pérenniser les emplois sur le site d’Houdemont.

Après de nombreux mois de discussions, l’obstination des élus de l’EstMédia CGT  porte ses fruits. Les élus ont toujours été convaincus que le papier avait toujours sa place prépondérante dans le paysage médiatique. Celui-ci reste la principale source de revenus (96 % du chiffre d’affaires). Un pari aujourd’hui gagnant car un projet industriel d’envergure vient d’être annoncé en Comité d’entreprise par la voix de Benoît Rocher, « L’homme de confiance » de Philippe Carli. Rémi Ramstein s’occupe quant à lui du volet technique du dossier.

Les élus de l’EstMedia CGT ont senti Christophe Mahieu moins enthousiaste. Lui, qui, il y a à peine un an, pensait que la revendication des élus de l’EstMedia CGT était « inatteignable ».

Rédaction

A l’arrache. – Même si la direction a présenté le projet d’investissement industriel porté par l’EstMedia CGT, cela ne l’empêche pas de poursuivre le développement de nos titres sur le numérique. Pour preuve, une édition web du soirde Vosges Matindédiée aux abonnés numériques est sortie du chapeau le 19 novembre dernier. Un test réalisé comme d’habitude sans aucune concertation avec les équipes impactées, sans aucune information du comité d’entreprise et sans aucune consigne éditoriale réfléchie. Seuls la conscience professionnelle et l’investissement des salariés ont pallié ces défaillances. Et Christophe Mahieu d’ajouter : « Nous reconnaissons que nous aurions pu prévenir les équipes rédactionnelles… et les élus plus en amont ». Une fois de plus, la politique du fait accompli est la norme au sein de l’UES. Reste à savoir jusqu’à quand les salariés pourront supporter de telles méthodes…

 

Digital first. – Les formations tournent à plein mais les remplacements de « CDD voltigeurs » promis se font attendre et chaque rédaction doit composer au quotidien. Parallèlement, Christophe Mahieu a profité du Comité d’entreprise pour annoncer l’embauche de quatre CDD. « Ace jour, nous ne pouvons vous communiquer les noms et les affectations, les CDD terminant leur contrat », justifie le directeur général.

 

Ebra tisse sa toile

Quand on cherche, on trouve. Les élus de l’EstMedia CGT ont découvert « fortuitement » la création d’une structure baptisée « Ebra Services » qui s’ajoute à une seconde dénommée « Ebra Events ».« Ebra Events est une entité qui dépend de la convention collective Syntec. Pour le moment, ce sont des salariés du Républicain Lorrain s’occupant de l’événementiel qui l’ont intégrée », explique Christophe Mahieu.

Quant à Ebra Services, Benoît Rocher semble également maîtriser le sujet : « Ce service a été créé pour la mutualisation des services supports, entre autres », et d’ajouter : « s’il devait y avoir des transferts de salariés de l’UES vers ces structures, il y aura des discussions avec les organisations syndicales sur les conditions sociales d’arrivées ».Les élus de l’EstMedia ont senti un certain mal être du côté de la direction. D’autant plus qu’actuellement, la Filpac-CGT entame une négociation primordiale sur les conventions collectives des salariés de la presse en région. Ils ne peuvent admettre que la direction crée des entités pour détruire les acquis obtenus de longue date.