FILPAC CGT Chapelle Darblay Grand-Couronne (UPM)

Chapelle Darblay, notre usine du futur !   

3 décembre 2019

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Chapelle Darblay, notre usine du futur !   

Les Français lisent des journaux et imprimés publicitaires, les mettent à la poubelle dans la bonne poubelle, les collectivités locales les collectent, puis la papeterie de Chapelle Darblay les trie et en refait une matière première, qui sert à … faire du papier.

Sur 1,3 millions de tonnes de vieux papiers collectés en France, Chapelle Darblay en utilise près de 25%. C’est énorme.

Si Chapelle ferme, que deviendraient ces « vieux » papiers ? Ils déstabiliseraient massivement la filière française du recyclage (25% des débouchés), qui risquerait de se trouver déficitaire, et dans le meilleur des cas, ils seraient exportés pour servir de matières premières aux papeteries des pays voisins, allemandes ou belges. On perdrait donc en termes économiques (la valeur ajoutée serait produite chez nos voisins) et en termes écologiques (les camions transportant ces vieux papiers iraient loin, à l’aller et au retour).

Si Chapelle ferme, nous lirions des journaux produits venant de loin, pour partie fabriqués à partir d’arbres scandinaves.

Chapelle Darblay est un des (rares) exemples concrets français les plus aboutis en termes d’économie circulaire

 Chapelle Darblay fabrique de l’énergie de façon écologique.

Chapelle Darblay dispose d’une chaudière à bois à cogénération, qui produit une électricité écologique et dont la vapeur sert à fabriquer du papier. Cette chaudière a pu fonctionner grâce aux subventions de l’Etat français, dont l’objectif était d’aider au développement d’une nouvelle filière. Cette filière est très efficace (très bon rendement, proche de 90% contre 40% pour une centrale classique, et ce toute l’année contre quelques mois seulement par an pour les réseaux de chaleur classique).

Si Chapelle ferme, cette chaudière ne serait plus rentable (car sans vapeur valorisée par un industriel) et fermerait. L’Etat aurait subventionné une filière pour rien.

Chapelle Darblay recycle tout

Chapelle recycle les vieux papiers, recycle les boues de désencrage qu’il génère en en faisant de l’énergie (alimente la chaudière), utilise les matières premières plastiques qu’il reçoit (du fait des déficiences de tri) dans sa chaudière …

En dehors du groupe UPM, qui a toujours favorisé les usines allemandes et scandinaves, que pourrions- nous faire ?

  1. Un positionnement sur le marché du papier journal

Tout le monde le dit, et c’est vrai, le marché du papier journal diminue régulièrement, a seule façon de rester sur ce marché serait un engagement très fort de la filière française pour favoriser le papier de Chapelle. Plutôt que d’exporter loin le papier, Chapelle produirait pour le marché

  1. Le repositionnement    sur    le    marché    du    papier  d’emballage

Notre machine à papier peut être reconvertie sur le papier d’emballage, carton ou pas. Les perspectives sont importantes : Le plastique va diminuer et le papier le remplacera, le marché de l’emballage et du carton est en croissance, avec le développement des commandes par internet.

Donc le site peut intéresser un industriel du papier carton. Pour être intéressant, il importe néanmoins que le projet soit ambitieux : s’il s’agit simplement de produire du papier pour carton, cela ne résoudra pas le problème des vieux papiers sur le territoire et nous ferons un papier à faible valeur ajoutée. Il importe que le projet valorise l’unité de nettoyage des vieux papiers et positionne l’usine sur des papiers d’emballage de qualité (« blanc » notamment).

  1. La constitution d’une unité de pâte marchande

Chapelle Darblay nettoie aujourd’hui les vieux papiers. Si l’on ajoute une unité de presse et séchage, Chapelle pourrait produire de la pâte à papier marchande. Cette pâte à papier pourrait être utilisée sur des marchés en croissance : emballage, papiers hygiéniques (tissue) et pourrait se substituer à des sacs ou papier hygiénique faits à partir de bois.

Les collectivités locales collectent, trient …il ne manque plus dès lors qu’une étape derrière pour valoriser ces déchets et leur donner un usage plus large que le papier journal. Un projet intégré à la filière de recyclage est possible.

Merci à vous toutes et tous, qui avez pris le temps de nous lire, ou d’échanger avec nous, on compte sur vous, toutes et tous ensemble, résistons et sauvons notre industrie Française.